Préparer sa retraite - Les salariés - Les commerçants et artisans - Les libéraux - Professions agricoles - Cumul emploi retraite
LA RETRAITE DES SALARIES
Les salariés poursuivant leur activité après 60 ans seront assurés d'échapper à la rigueur de 2008
Les salariés nés après 1947 et souhaitant poursuivre une activité au-delà de 2008 pourront bénéficier lors de la liquidation de leur pension des règles qui étaient applicables lors de leur soixantième anniversaire. C'est ce que prévoit un décret paru fin avril au Journal Officiel le 27 avril. Cette mesure vise à inciter les salariés proches de la retraite à poursuivre une activité malgré une rigueur déjà annoncée pour 2008 en matière de législation retraite.
Désormais, tout salarié qui poursuit son activité après 60 ans est assuré que sa pension restera calculée selon les mêmes règles que celles qui étaient applicables à son soixantième anniversaire. C'est ce qu'indique un décrt du 25 avril paru au Journal Officiel le 27 avril.
Cette garantie s'applique à toutes les personnes qui peuvent partir à la retraite dès 2007 (nés après 1947) mais souhaitent continuer à travailler en 2008 et au-delà. La mesure s'applique aux assurés du régime général, du régime des salariés agricoles ainsi qu'aux assurés du régime des artisans, industriels et commerçants. Elle vaut pour l'ensemble des paramètres de calcul de la pension : le nombre de trimestres exigé pour bénéficier d'une retraite à taux plein, la durée d'assurance sur la base de laquelle la pension est calculée et le nombre de meilleures années prises en compte.
Un salarié né en 1945 peut aujourd'hui partir à la retraite à l'âge de 62 ans, après avoir cotisé 160 trimestres (nombre de trimestres exigés pour bénéficier d'une retraite à taux plein). Sa pension est calculée sur la base des 22 meilleures années de sa carrière en termes de salaire. Si ce salarié part à la retraite en 2008 ou plus tard, sa pension sera calculée selon ces mêmes valeurs, quelles que soient les évolutions intervenues d'ici là.Risques d'afflux de départs à la retraite
Cette mesure vient s'ajouter aux récents dispositifs gouvernementaux en faveur de l'emploi des seniors, telles que la surcote ou la retraite progressive.
Mais elle vise surtout à inciter les salariés proches de la quille à poursuivre une activité malgré une rigueur déjà annoncée pour 2008 en matière de législation retraite. La réforme des retraites de 2003 prévoit en effet que les partenaires sociaux et le gouvernement examinent l'an prochain de nouvelles pistes d'évolution pour les systèmes de pensions. Or comme la loi Fillon nécessite déjà quelques ajustements, on imagine mal que le "rendez-vous de 2008" puisse réserver de bonnes surprises aux assurés.
En 2004, le papy–boom avait déjà créé des embouteillages à la Caisse nationale d'assurance vieillesse. La Cnav chargée de mettre en œuvre les applications de la loi Fillon au 1er janvier 2004, avait dû rattraper un retard considérable dans le traitement des dossiers de liquidation des droits à pensions. Ce retard était en partie imputable au nombre important de futurs retraités qui avaient choisi de prendre leur retraite en espérant échapper à la réforme Fillon.
L'idée est donc simple : pour éviter un afflux massif de demandes de liquidations d'ici l'an prochain, autant épargner les prochaines restrictions aux salariés susceptibles de cotiser plus longtemps.
Reste encore à convaincre les actifs les plus expérimentés, sceptiques quant à leur capacité à se maintenir au sein de leur entreprise suffisamment longtemps pour bénéficier de ce qui s'apparente à un bonus financier indirect.Source Seniorscopie
|
|
IR
Conseil |
|
|||||
| Vous
souhaite |
||||||
la
bienvenue |
||||||
Tél
: 08 71 28 90 41 |
||||||